Le lycée Charles-Renouvier au cœur du dispositif "Ecole-Entreprise" à Prades


Tisser et développer des liens encore plus étroits entre les deux entités. Tel était le but de cette semaine d'échanges, à laquelle a pris une part active l'établissement pradéen.


Grosse effervescence, cet après-midi-là, dans les ateliers du pôle ingénierie du lycée Charles-Renouvier. A la fois fiers et intimidés d'être à l'origine de toute cette agitation, les élèves n'en prennent pas moins leur rôle très au sérieux. Se plient de bonne grâce à la salve de questions que leur posent leurs interlocuteurs du jour.

En l'occurrence, plusieurs dizaines de chefs d'entreprises intrigués et curieux de découvrir les différentes filières technologiques enseignées au sein de l'établissement pradéen. Organisée dans le cadre de la "Semaine Ecole-Entreprise" cette initiative "a pour but de mettre en valeur et de promouvoir les échanges tissés tout au long de l'année entre le monde de l'entreprise et celui de l'éducation".

Créer du lien et donner du sens

Le proviseur Hervé Ameziane en est convaincu. "De tels échanges créent du lien, donnent du sens, sont source de motivation pour les élèves et les mettent en condition pour s'engager sur la voie de la réussite". Relayés sur le plan départemental par les Comités Locaux Ecole-Entreprise (CLEE) ces partenariats, permettent un maillage important à l'échelle des différents bassins d'emploi.

Alain Daous, directeur général de l'UPE 66 (Union patronale pour l'entreprise) s'en félicite. En préambule à son déplacement en Conflent il avait, dans la matinée, organisé des visites de PME implantés à Saint-Charles à l'attention des enseignants et des chefs d'établissement. Il renchérit. "C'est en multipliant ainsi les contacts que l'on arrive ensuite mieux à cerner nos besoins réciproques pour nouer des synergies".

Délégué académique aux enseignements technologiques, professionnels et à l'apprentissage, Didier Lahye interroge un professeur de la section Maintenance des équipements industriels (MEI). La filière fait-elle recette auprès des filles ? Pas vraiment. Le conseiller du recteur le déplore. Appelant de ses vœux une plus grande féminisation dans les formations préparant aux métiers de l'ingénierie.

A l'image, notamment, de celles qui avaient participé, l'an dernier, à la réalisation d'un projet véritablement innovant. Consistant à modifier un drone de type Parrot pour qu'il puisse permettre aux services techniques de Prades de surveiller, grâce à une caméra embarquée, les toitures des bâtiments municipaux. Ravis de cette escapade lycéenne, plusieurs chefs d'entreprises s'avouaient convaincus par la démarche. Désireux d'y donner suite au plus vite.

 

Jean-Luc Bobin, l'Indépendant, le 23 novembre 2013